La médecine vétérinaire holistique est une médecine de l’individu : elle prend en compte la totalité de l’animal, et non simplement les symptômes visibles sur le moment. Elle s’intéresse non pas à une maladie, mais à un patient, avec une histoire, un mode de vie, un caractère, des émotions, qui le rendent parfaitement unique. Elle demande donc une consultation attentive et probablement plus longue qu’une consultation classique, et elle a toutes les chances d’aboutir à un traitement quelque peu différent de celui que la médecine vétérinaire classique aurait proposé.

Un chien qui se gratte souffre peut-être d’une allergie aux acariens, mais d’où vient son allergie ? C’est ce que la médecine holistique s’attachera à découvrir.

Pourquoi une médecine holistique ?

Au sein de l’organisme, les différents organes sont rassemblés arbitrairement au sein d’appareils correspondant aux grandes fonctions se déroulant parallèlement dans le corps. Ces différents systèmes ou appareils anatomiques et fonctionnels – respiratoire, cardiaque, urinaire, digestif, cutané, neurologique, endocrinien, immunitaire – sont tous intimement reliés. En effet, chacun est influencé par ou influence les autres : par l’intermédiaire de messagers chimiques, l’échange et la transformation d’éléments nutritifs ou toxiques… Tous ces liens et systèmes de régulation permettent d’assurer l’homéostasie, ou l’équilibre du milieu corporel. Une maladie est un dérèglement de l’homéostasie, c’est-à-dire un déséquilibre au sein de l’organisme. La médecine vétérinaire holistique a pour but de rétablir l’équilibre en remontant à l’origine du déséquilibre.

Or, aucun organe dans le corps n’a un fonctionnement autonome : il est donc logique lorsque l’un d’entre eux a un problème, de s’occuper non seulement de celui-ci mais aussi de tous les autres ! C’est pourquoi la médecine holistique est une médecine du tout !

Mais l’organisme auquel on s’intéresse n’est pas seulement un groupe d’organes isolé dont on observerait le fonctionnement comme celui d’une machine. Il appartient à un individu unique, avec des émotions et une histoire, qui vit dans un environnement particulier avec lequel il interagit et dont il subit les influences. La médecine holistique est donc également une médecine de l’unique et de l’individu ! Elle doit prendre en compte le patient à la fois dans sa globalité et dans son unicité.

Déroulement de la consultation de médecine vétérinaire holistique

La consultation de médecine vétérinaire holistique débute comme toute consultation par la définition par le propriétaire des symptômes observés, qui constituent le motif de la consultation. Mais, comme nous l’avons vu précédemment, les symptômes physiques ne sont pas les seuls à nous intéresser, et le patient vit dans un environnement particulier, il nous faudra donc nous intéresser à son mode de vie, son caractère, ses éventuels problèmes de comportement, ainsi qu’aux éléments marquants de sa vie.

En effet, selon la loi de Hering, l’émotionnel est au centre du système tout entier. Un déséquilibre émotionnel retentira au niveau fonctionnel tout d’abord, puis le dysfonctionnement finira par produire une lésion organique. En effet, ne dit-on pas que le stress peut nouer la gorge, bloquer la poitrine, donner la nausée, tordre les intestins, chatouiller la vessie ou faire baisser l’immunité ? Et pour cause : le stress émotionnel agit directement sur le système neurologique autonome régulateur des grandes fonctions – systèmes digestif, cardiorespiratoire, urinaire, reproducteur – ainsi que sur le système endocrinien, qui lui-même a des répercussions sur de nombreuses fonctions et notamment sur le système immunitaire. Une maladie présentant des symptômes physiques prend ainsi toujours sa source dans un déséquilibre émotionnel. La manifestation physique de celui-ci dépendra de sa nature, de son intensité, de sa durée ainsi que d’une éventuelle prédisposition du patient.

Toute consultation nécessite par conséquent d’explorer l’équilibre émotionnel de l’animal, donc son histoire, son mode de vie et son comportement, et vérifier que ses besoins sont couverts du point de vue comportemental.

Ensuite, chaque système étant relié à tous les autres, il convient de passer en revue le fonctionnement de toutes les grandes fonctions organiques, sans oublier de s’intéresser à l’alimentation et de rechercher d’éventuelles carences.

En effet, un animal au naturel a une alimentation variée, dont le choix est guidé à la fois par l’éducation transmise par ses parents ou plus largement le groupe dans lequel il vit, et par son instinct. Un animal de compagnie en revanche, est nourri par son propriétaire : son régime alimentaire est donc nettement moins varié, et le plus souvent basé sur des préparations industrielles. Il est donc sujet à des carences. Or, l’alimentation a pour objet d’apporter au corps tous les éléments nécessaires à son fonctionnement harmonieux : toute carence peut résulter en un déséquilibre de l’une des grandes fonctions. De plus, l’intestin est le deuxième cerveau de tout mammifère, puisque des neuromédiateurs y sont sécrétés par la flore bactérienne digestive : le système digestif agit donc en retour sur le mental, et la boucle est bouclée ! Enfin, comme le disait déjà Hippocrate, l’aliment est le premier médicament, et souvent une alimentation particulière peut grandement contribuer à restaurer la santé !

Enfin, dans l’exploration des différents systèmes, il ne faut bien sûr pas oublier le système musculo-squelettique, puisque c’est lui qui confère à l’animal le mouvement – définition même du règne animal. Un mouvement libre, sans douleur, est un élément indispensable de bien-être de l’animal, car il lui donne l’autonomie nécessaire à l’assouvissement de ses besoins, et la possibilité de jeu, et d’interaction sociale. Encore une fois, on en revient au mental !

Bien évidemment, réduire le stress ou corriger un mode de vie ou un comportement ne suffira pas à guérir une maladie chronique ou à faire disparaître un cancer. Lorsqu’un mal est installé depuis longtemps, il est bien entendu nécessaire de remonter à sa source, mais aussi de s’intéresser à ses conséquences. Un système déréglé au départ, si rien n’est fait pour enrayer le problème, finit par entraîner le dérèglement d’un autre système, voire de tous les autres. Dans le cadre d’une maladie chronique évoluant depuis longtemps, il sera donc nécessaire de rétablir l’équilibre au sein de tout l’organisme, de le nettoyer des toxines accumulées, et de corriger des carences apparues au cours de l’évolution de la maladie. Cela prend nécessairement du temps, et demande de la patience et de la motivation de la part du propriétaire, qui doit être très impliqué.

Quels outils thérapeutiques au service de votre animal ?

Le terme de médecine vétérinaire holistique ne présuppose pas des moyens, diagnostiques ou thérapeutiques, mis en œuvre. Il définit simplement un mode de pensée de la médecine, qui guide le vétérinaire tout au long de sa consultation.

Dans notre cabinet, les moyens thérapeutiques mis à profit pour soigner votre animal sont la phytothérapie, l’homéopathie, les thérapies comportementales, la diététique, la physiothérapie, mais aussi bien sûr la chirurgie et les tous les moyens de la médecine conventionnelle.

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