Nos animaux de compagnie, bien que vivant dans nos maisons, peuvent être infestés de parasites divers, externes ou internes, qui peuvent avoir des effets délétères non seulement sur leur santé, mais aussi sur la nôtre, puisque nous vivons à leur contact permanent. Il est donc important de les aider à lutter contre ces parasites, à un rythme qui dépend de leur condition physiologique, de leurs conditions de vie, mais aussi parfois de leur entourage.

Les parasites externes

Les parasites externes sont bien sûr les plus évidents à détecter et les mieux connus des propriétaires. Ce sont des parasites qui, comme leur nom l’indique, vivent ou se nourrissent à la surface du corps des chiens et des chats.

Les puces viennent naturellement tout de suite à l’esprit. Ctenocephalides felis est la plus fréquente, mais il en existe plus de deux mille espèces. La puce adulte est un parasite obligatoire, hématophage (qui se nourrit de sang) qui se nourrit sur le chien ou le chat sur lequel elle vit, et y pond dès 24 à 48h après son arrivée 40 à 50 œufs par jour, qui tombent au sol, ou sur le panier, le coussin, le canapé etc. En 3 à 5 jours un œuf éclot et donne une larve, qui se nourrit des déjections des adultes, et se développe en nymphe très résistante enfermée dans un cocon, qui peut végéter près d’un an dans l’environnement avant d’éclore en puce adulte, ou à peine 3 semaines, le cycle étant d’autant plus rapide que la température est élevée ! Les adultes ne représentent que 5% de la population de puces dans un environnement : si votre animal est couvert de puces, imaginez la quantité d’œufs, larves et nymphes pullulant dans votre maison !

Lorsque la puce pique l’animal pour se nourrir, elle injecte dans sa peau de la salive anti-coagulante, irritante, provoquant une démangeaison. Les animaux ont cependant des sensibilités très variables, et certains ne se grattent pas même s’ils sont couverts de puces ! De plus, certains animaux peuvent développer une véritable allergie aux piqûres de puces, source de démangeaisons très importantes, et de lésions cutanées infligées par le grattage et les mordillements de l’animal. Chez les chats, elles peuvent aussi provoquer des dermatites miliaires et des plaques ou granulomes éosinophiliques, par un processus allergique également. Les puces sont rarement vues sur l’animal, à moins d’être très nombreuses, mais leurs déjections permettent de les repérer : ce sont des petits points noirs situés à la base des poils, souvent en région lombaire, et qui mis dans l’eau se dissolvent et prennent une couleur rouge (car ils proviennent de repas de sang).

Les tiques, quant à elles, sont des acariens présents dans les sous-bois et les broussailles, qui se laissent tomber sur le chien, le chat, l’homme ou d’autres animaux à sang chaud lors de leur passage à proximité d’une branche ou brindille où ils se sont perchés. La tique se déplace ensuite jusqu’à une région à peau fine, perce la peau de ses pièces buccales, sécrète un cément pour renforcer la fixation, une salive anti-coagulante et vaso-dilatatrice, et aspire le sang de son hôte. Rhipicephalus sanguineus, Ixodes ricinus et Dermacentor reticulatus sont les trois espèces présentes dans nos régions. La larve, le nymphe, et l’adulte se nourrissent successivement sur un hôte, pendant quelques jours à quelques semaines, avant de se détacher, et tomber sur le sol, où elle va muer, chercher un autre hôte ou pondre 1500 à 4000 œufs. Outre la spoliation en sang, qui peut être sévère, la tique peut en 24 à 48h transmettre des maladies telles que la piroplasmose, l’ehrlichiose, l’anaplasmose, la maladie de lyme ou l’hépatozoonose.

De nombreux autres parasites externes peuvent être rencontrés sur le chien et le chat : les aoûtats, les demodex, les cheyletielles, les agents de gales, etc. Ils sont cependant plus rares, et ne font pas l’objet d’un déparasitage systématique, ils ne seront donc pas développés ici.

Les parasites internes

Les principaux parasites internes de nos animaux de compagnie sont les vers intestinaux, appelés helminthes.

Toxocara canis, de la famille des ascaris, dans sa forme adulte, est un vers rond de 10 à 20cm de long qui vit dans l’intestin grêle du chien et du chat. Ils pondent des œufs éliminés dans les selles, résistant au froid, à la sécheresse et aux désinfectants pendant plusieurs années. Les larves libérées dans le tube digestif après ingestion des œufs (ou de rongeurs en ayant consommé) migrent vers le poumon, où elles évoluent, avant de rejoindre l’intestin grêle au stade adulte. Des larves migrantes peuvent aussi se retrouver enkystées dans les muscles, l’utérus, ou le tissu mammaire : la contamination peut donc aussi se faire in utero ou par l’allaitement, par réactivation de ces larves en fin de gestation. Les vers adultes consomment le glucose, le calcium, le phosphore, les oligo-éléments etc, et provoquent une irritation de l’intestin (avec parfois vomissements et diarrhée), voire une obstruction. Les larves en migration dans les poumons causent une irritation pouvant provoquer de la toux.

La famille des ankylostomes compte deux membres, Ankylostoma caninum et Uncinaria stenocephala, dont les adultes, vers ronds de 1cm de long, vivent également dans l’intestin grêle des chiens. De la même façon, ils pondent des œufs qui sont éliminés dans le milieu extérieur. Uncinaria, présent également chez le chat, se transmet par ingestion de larves développées dans le milieu extérieur, ou par ingestion de rongeurs ou batraciens. Les larves se développent dans l’intestin, où les adultes spolient le contenu alimentaire, mais ne sont pas fixés sur la muqueuse et ne provoquent donc pas d’inflammation. Ankylostoma caninum infeste le chien de la même façon, mais aussi de façon transcutanée (dans les boues des sous-bois), ce qui crée des lésions cutanées puis pulmonaires lors de leur migration, et de manière transplacentaire ou à travers le lait maternel. Les adultes, fixés à la paroi intestinale, sont très hématophages, et peuvent provoquer de fortes anémies et des diarrhées hémorragiques.

Trichuris vulpis, de la famille des trichures, l’un des parasites digestifs les plus fréquents chez le chien, est un petit vers rond de quelques millimètres de long, dont l’adulte, hématophage, vit fixé à la paroi du gros intestin : il peut donc être responsable d’anémie et de diarrhée hémorragique. Il produit des œufs très résistants dans le milieu extérieur, dont l’ingestion permet l’infestation du chien.

Strongyloides stercoralis est un autre vers rond de l’homme qui peut infester le chien et le chat, peu fréquent dans nos régions. Les adultes, longs de 2mm, hématophages, vivent dans la muqueuse de l’intestin grêle. Les œufs éliminés dans l’environnement se développent en larves qui pénètrent principalement par voie transcutanée, causant prurit et rougeurs, puis remontent par la trachée, avant de rejoindre l’intestin. La contamination par ingestion ou par le lait maternel est également possible. Les signes cliniques – diarrhée et pneumonie – sont rares.

Parmi les vers plats, ou ténias, Dipylidium caninum est le plus fréquent aussi bien chez le chat que chez le chien. L’adulte, qui peut mesurer jusqu’à 1m de long, vit dans l’intestin grêle de son hôte, dont il spolie le contenu digestif, avec peu voire pas de symptômes. Des petits segments blancs contenant des œufs, capables de se contracter, sont régulièrement éliminés par voie anale, créant une irritation et des démangeaisons. Les œufs seront ingérés par les puces : le chien ou le chat, en se grattant, ingère une puce contenant une larve et se contamine ainsi.

Le chien et le chat peuvent aussi être infestés par des vers cardio-pulmonaires, qui sont aussi des helminthes.

Angiostrongylus vasorum est un vers rond hématophage de 1,5 à 2cm de long qui dans sa forme adulte vit dans l’artère pulmonaire et le cœur droit du chien. Les adultes pondent des œufs qui se développent en larves dans les poumons, remontent la trachée quand le chien tousse et sont avalées, puis éliminées dans les selles. Dans l’environnement, elles sont avalées par une limace, un escargot ou une grenouille, dont l’ingestion contaminera un autre chien. La présence de ce parasite peut entraîner une pneumonie avec fibrose pulmonaire, une altération de la paroi de l’artère pulmonaire avec formation de caillot et insuffisance cardiaque secondaire, ainsi qu’une anémie et des troubles de la coagulation. Des larves au cours de leur migration peuvent rejoindre l’œil ou le cerveau, causant uvéite ou convulsions.

Capillaria aerophila est un vers rond de 2,5 à 3,5cm de long, que l’on trouve dans les cavités nasales, la trachée et les bronches du chien, du chat ou des mustélidés. La contamination se fait par ingestion de larves présentes dans le milieu extérieur suite à l’élimination des œufs dans les selles, ou par ingestion de lombrics contaminés. L’infestation est le plus souvent asymptomatique.

Aelurostrongylus abstrusus est un petit vers rond d’1cm de long, qui vit dans les ramifications de l’artère pulmonaire et de l’arbre aérifère du chat. De la même façon qu’Angiostrongylus vasorum, les larves remontent dans la trachée au moment de la toux, puis sont avalées et éliminées dans les selles, avant d’être avalées par une limace, un escargot, un batracien ou un rongeur, dont l’ingestion contaminera un autre chat. Depuis le tube digestif, les larves remontent par voie lymphatique jusqu’au cœur droit puis à l’artère pulmonaire. Les symptômes, généralement bénins, peuvent cependant être graves sur un animal débilité.

Les effets délétères des parasites

Les parasites, aussi bien externes qu’internes, peuvent avoir des effets néfastes sur l’animal qu’ils infestent.

Les puces provoquent des démangeaisons parfois importantes, des spoliations dues à leur caractère hématophage qui peuvent affaiblir leur hôte et provoquer une anémie, des allergies parfois sévères. Elles peuvent également transmettre le ténia Dipylidium caninum, mais aussi Mycoplasma haemofelis, une bactérie infectant les globules rouges du chat.

Les tiques, nous l’avons déjà mentionner, peuvent causer non seulement une spoliation sévère en sang et donc une grave anémie, mais aussi transmettre des maladies vectorielles dont les effets peuvent être très néfastes, voire mortels, et qui peuvent générer un portage chronique.

Comme nous l’avons plus haut, les vers intestinaux peuvent être responsables de spoliation en éléments nutritifs et carences (vers chymivores), d’anémie parfois sévère (vers hématophages), de diarrhée parfois hémorragique (vers fixés dans la paroi intestinale), d’obstruction intestinale, d’invagination intestinale voire de rupture intestinale, mais aussi de pneumonie, ou de lésions cutanées. Les signes cliniques peuvent donc être sévères, en cas d’infestation massive, ou chez les jeunes animaux. Certains de ces parasites sont en effet transmis par voie transplacentaire ou à travers le lait maternel, et peuvent donc infester les très jeunes chiots ! Enfin, nos animaux peuvent être infestés de parasites sans pour autant montrer de signes évocateurs de parasitisme : cela ne les empêche pas d’éliminer des œufs ou des larves, qui peuvent présenter un danger aussi bien pour les autres animaux, notamment les jeunes, que pour leurs propriétaires ! Et, pour effacer un mythe, faire le traîneau n’est pas un signe de parasitisme intestinal, mais peut être le signe d’un problème de glandes anales, ou d’allergie de contact par exemple.

Les parasites de nos animaux de compagnie, aussi bien externes qu’internes, peuvent également présenter des risques pour l’homme, notamment pour les enfants et personnes âgées ou immunodéficientes.

Les puces peuvent sauter sur l’homme, s’y nourrir, et parfois provoquer des réactions cutanées, de la même façon que chez le chien ou le chat. Elles peuvent aussi transmettre le ténia Dipylidium caninum, notamment aux enfants. Les tiques peuvent également se fixer sur l’homme, et lui transmettre des maladies vectorielles, notamment la maladie de Lyme.

Certains parasites internes du chien et du chat peuvent contaminer l’homme, et notamment l’enfant (plus susceptible de mettre ses mains à sa bouche sans se laver les mains). Par exemple, les larves d’Ankylostoma caninum peuvent passer à travers la peau et être à l’origine d’un syndrome de larva migrans, avec signes cutanés ou pulmonaires asthmatiformes. L’ingestion accidentelle d’oeufs de Toxocara canis peut également être à l’origine d’un syndrome de larva migrans, allant se localiser dans l’œil ou le cerveau. Strongyloides stercoralis est un parasite de l’homme, la pénétration des larves à travers la peau se poursuit par le développement complet du cycle du parasite, en général asymptomatique, mais qui chez des personnes immunodéprimées peut conduire à des symptômes graves voire mortels. Capillaria aerophila peut également contaminer l’homme, par le biais de l’ingestion d’œufs portés par des végétaux mal lavés avant d’être consommés, et conduire au développement d’une broncho-pneumonie asthmatiforme. Tous ces exemples montrent qu’il est important de lutter contre les parasites internes des animaux vivant à notre contact, pour en limiter la dispersion et donc les risques de contamination.

Comment aider chiens et chats à lutter contre leurs parasites?

Un animal en bonne santé, qui reçoit une alimentation de bonne qualité, et n’est pas sujet à un stress important, ou ne souffre pas de maladies débilitantes, est en général peu voire pas parasité, et dans ce dernier cas n’en souffre pas, car il peut se défendre seul contre les parasites grâce à son système immunitaire. En revanche, si votre animal est très parasité, il faudra bien sûr l’aider à se débarrasser des parasites contre lesquels il ne parvient pas à se battre, mais aussi bien sûr chercher la cause de son parasitisme et renforcer ses défenses immunitaires. En effet, une maladie infectieuse par exemple, met en jeu un mécanisme immunitaire différent de celui utilisé pour lutter contre les parasites, et incompatible avec celui-ci. Ainsi, un animal atteint d’une infection se bat moins bien contre une parasitose, et inversement. De même, une maladie chronique, ou un stress chronique, peuvent affaiblir le système immunitaire, de même qu’une carence alimentaire. Assurer le bon fonctionnement du système immunitaire et l’homéostasie est donc la première chose à faire pour lutter contre les parasites, externes et internes!

Cependant, même si votre animal est en parfaite santé, il convient tout de même de surveiller sa charge parasitaire, et il peut être intéressant de lui donner tout de même de temps en temps un traitement anti-parasitaire, ou de booster son immunité, notamment pour la simple raison qu’il partage votre lieu de vie. En effet, si lui peut vivre tranquillement avec une ou deux puces, vous n’avez probablement pas envie de les voir s’installer dans votre maison, et il en va de même des parasites intestinaux, a fortiori si vous avez de jeunes enfants.

Même un animal qui ne sort jamais de la maison peut être infesté de puces. En effet, une puce peut sauter sur son propriétaire dans la rue, dans la nature, chez des amis, etc, et une fois à la maison passer sur le chat ou le chien, hôtes lui convenant mieux : elle commence rapidement à se reproduire et peut rapidement envahir la maison ! De même, en passant à proximité d’un lieu où des puces adultes viennent d’éclore, l’animal est vite infesté, puisque 10 secondes suffisent à la puce pour lui sauter dessus et s’y installer ! Il est donc important de surveiller l’apparition de puces, en cherchant très régulièrement la présence de déjections de puces dans leur pelage, d’autant plus en été, où le cycle de développement de la puce est plus rapide (cependant, dans nos maisons, la température peut rester élevée même en hiver, et permettre un cycle de développement rapide). Un peigne à puces, éventuellement trempé dans du vinaigre dilué dans de l’eau tiède, permet aussi de détecter la présence des puces, tout en éliminant les œufs, larves, puces et déjections, ainsi que les poils morts. Sur un chat ou un chien qui sort beaucoup, il est aussi conseillé d’appliquer régulièrement un traitement anti-puces, notamment en période chaude, pour limiter la probabilité d’une éventuelle infestation. Différentes formes de traitements anti-puces sont disponibles : spot-on (pipettes), comprimés, sprays etc, avec des principes actifs naturels ou chimiques, à choisir en fonction de votre animal et de son mode de vie, sur les conseils de votre vétérinaire. Un nettoyage régulier des lieux de vie et de repos de votre animal est également important, rappelez-vous que 95% de la population de puces n’est pas sur votre animal, mais sur son lieu de vie! Le nettoyage se fait avec l’aspirateur, et avec un nettoyeur vapeur en cas d’infestation avérée, et peut dans ce dernier cas être complété par l’application de sprays insecticides voire de fumigènes. Il peut être long et difficile de se débarrasser des puces dans la maison, en raison de la résistance des nymphes! (d’où l’intérêt du traitement préventif des animaux !)

La lutte contre les tiques est particulièrement importante du printemps à l’automne, même si l’on peut parfois en rencontrer en hiver, notamment si les températures ne sont pas très froides. Elle passe bien sûr par la recherche des tiques sur l’animal suite à une sortie, notamment en forêt ou dans les hautes herbes : les tiques pourront être retirées avec un crochet à tique ou une pince à épiler, sans presser le corps pour ne pas entraîner la transmission de maladies, et en évitant de laisser la tête dans la peau de l’animal. De plus, des produits anti-tiques, répulsifs ou acaricides, peuvent être administrés en prévention ou appliqués sur l’animal avant une promenade afin de prévenir la fixation des tiques ou les tuer dès leur fixation.

En ce qui concerne les parasites internes, la première chose importante à rappeler, c’est que tous les vermifuges ont une action immédiate, mais non rémanente : ils débarrassent l’animal des vers présents dans son organisme au moment de la prise, mais si celui-ci se contamine à nouveau juste après, il sera de nouveau infesté jusqu’à la prochaine vermifugation. Il est donc important de vermifuger régulièrement nos animaux de compagnie, même l’absence de signes évocateurs de parasitisme, pour leur propre bien être aussi bien que pour les risques de transmission à l’homme, et notamment aux enfants. Le rythme de vermifugation s’adapte au statut physiologique de l’animal, et à son mode de vie, qui détermine son risque de contamination par des parasites internes. Ainsi, un animal passant beaucoup de temps à l’extérieur, notamment dans les bois, et chasseur, a plus de probabilité d’être parasité, de même qu’un animal vivant en chenil. Un animal jeune sera plus sensible à l’action des parasites, de même qu’un animal immunodéprimé ou âgé. Une femelle reproductrice devra être vermifugée avant la mise à la reproduction, pendant la gestation et la lactation, pour éviter la transmission par voie transplacentaire ou à travers le lait maternel. Un chien qui a eu des puces devra également être vermifugé après avoir été débarrassé des puces. De plus, la présence dans l’entourage du chien ou du chat de jeunes enfants, de personnes âgées ou de personnes immunodéprimées devra également donner lieu à une vermifugation plus fréquente.

De façon générale, un chien ou un chat adulte sortant peu pourra être vermifugé 2 fois par an, au printemps et à l’automne. S’il sort beaucoup, vit en chenil, est chasseur, ou fréquente régulièrement d’autres animaux, il pourra être vermifugé au minimum 4 fois par an, à chaque début de saison, voire plus. Un chiot ou un chaton sera vermifugé tous les mois jusqu’à six mois. Il est également possible, plutôt que de traiter de façon systématique, de faire réaliser une coproscopie, c’est-à-dire une recherche d’œufs et de larves de parasites dans les selles. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire qui vous aidera à déterminer la fréquence de vermifugation la plus adaptée à votre animal, ainsi que la forme galénique (comprimé, pipette, pâte, liquide) et le produit à privilégier en fonction des risques !

Enfin, la lutte contre les parasites internes ne se fait pas que par les traitements administrés à l’animal. Elle se fait aussi par des mesures hygiéniques. Il est ainsi intéressant de doucher votre chien au retour d’une promenade s’il a marché dans la boue, pour éviter le passage transcutané des larves d’ankylostomes par exemple. De même, en chenil, en raison de la concentration des animaux, il est important d’éviter la présence de boue et de zones humides, d’éliminer les selles, de nettoyer régulièrement le sol (dans l’idéal à la vapeur sous pression), et de traiter tout individu nouvellement introduit. Et, bien sûr, il faut veiller à la bonne qualité de l’alimentation, éviter les causes de stress et stimuler les défenses immunitaires.

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